Citations marquantes

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Modérateurs : hsdcdb, Aragathis

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Aragathis
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Message par Aragathis »

Si l'argent ne fait pas le bonheur, rendez-le! (Jules Renard)
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zvehee
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Message par zvehee »

Oulala que de posts en si peu de temps !
Aragathis a écrit :En tout cas, Fahrenheit 451 montre un futur où les livres sont brûlés parce qu'ils empêchent les gens d'être heureux en conduisant à cent cinquante à l'heure pour écraser les rares piétons. Je vous le conseille, il est aussi splendide que célèbre!
Je ne peux que vous le conseiller moi aussi...
C'est pour moi la référence en matière de contre-utopie, avec bien sûr Le Meilleur des Mondes de mon pote Huxley....

Aragathis a écrit :Voyez une émission comme la Star Academy (désolé pour ceux qui aiment, ce n'est que mon avis)
Ben moua jM bien la starak ! sais coule la zik kifon dan lémition ! :shock:
Bon je sors...
N'Elouïse a écrit :vous faites quoi, tous, comme cursus? L chuis sûre...
Je suis surpris de constater comme toi actuellement que non, il n'y a pas que des "L" (nos amis les faignasses :roll: ) sur ce forum ! Je suis personnellement en Terminale S et fier de l'être !
Captain Boney Boone a écrit :Que nenni ! L'année dernière encore, je m'ébattais gaiement en math sup'… J'ai aujourd'hui opté pour l'université, le système opressif (voire répressif (non, quand même pas)) des classes préparatoires ne m'ayant pas convaincu de son efficacité… Comme quoi, on peut être scientifique et avoir du goût !
(En vérité, je rêve secrètement de devenir un grand musicien, mais si l'espoir est grand, l'ambition l'est trop, et je crains d'aller au devant de grandes déconfitures…)
Un collègue ! Que n'ai-je pas vérifié ton profil avant de tenter de "rabattre ton caquet" ! Personnellement je rêve aussi de gagner ma vie avec ma musique... (difficile de faire une carrière solo quand on est percussionniste..) Pour le moment je n'y ai gagné que de quoi me payer un ordinateur... Ce qui n'est déjà pas si mal !
Aragathis a écrit :N'empêche qu'ils tirent une de ces têtes en bavant devant mon emploi du temps...
Juste avant de tirer DANS ta tête avec un épée de 1,20 m de long ! (bon, en latex...)
Aragathis a écrit :comment ça Zvehee que fais-tu avec ce revolver ?
"mais ne t'inquiètes pas, ce n'est qu'un briquet...
- ah ouf tu m'as fait peur ! MAIS ? lâche ce bidon d'essence !
"
ça c'est une citation de mon véritable auteur préféré : François Pérusse !
On s'enfonce dans la vulgarité, on s'enfonce... mais ça fait quand même du bien : un bon fou rire avec les minutes du peuple !
Je ne peux que vous le conseiller !

C'est tout pour aujourd'hui :D

edit : j'oubliais cette magnifique citation de Jacques Rouxel (les Shadoks)
"il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes. "
Modifié en dernier par zvehee le 08 oct. 2008, 21:37, modifié 2 fois.

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Aragathis
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Message par Aragathis »

En ce qui concerne la contre-utopie, 1984 reste incontournable aussi.
"L'ami faignasse" te prie de pratiquer un tabasco jump sur-le-champ (d'après South Park, un tabasco jump est une interaction entre un téléphone portable, du tabasco et une partie de ton anatomie que je ne peux citer ici).
On est d'accord : François Pérusse est un maudit bon gars!
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N'Elouïse
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Message par N'Elouïse »

haaaaa Les 2 Minutes du Peuple !!!!

mon préféré: les aventures de Jacques Cartier au Canada :D

"Ne riez point de mon infortune, je suis un pauvre homme..
-C'est un Cartier pauvre!"

"-On f'rait mieux d'y aller les gars, le Cartier n'est pas sûr!"
"Ouvre cette porte! Misérable pourceau conçu à tâtons dans un hôtel borgne! Avise-toi de m'effleurer et tu pourras chanter pour le pape!" Doña Hermine

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N'Elouïse
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Message par N'Elouïse »

^^

et la scène entre Napoléon et LaFayette est tout simplement irrésistible je trouve ^^

"Je dirai même des bottines pointure 43...
-Et de quelles couleurs elles sont?
-Elles sont noires... mais comment veux-tu que je l'saches??!"
"Ouvre cette porte! Misérable pourceau conçu à tâtons dans un hôtel borgne! Avise-toi de m'effleurer et tu pourras chanter pour le pape!" Doña Hermine

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AmélieD
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Message par AmélieD »

Fiat lux : "Oh ! La belle voiture !", Pierre Desproges (pages roses du Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien-nantis).

Veni vidi vici : "Je suis venu nettoyer les cabinets" (Hymne des travailleurs immigrés), id., ibid.

Et puis, dans un registre plus sérieux :

C'est Vénus tout entière à sa proie attachée, Vous-savez-où par Vous-savez-qui.

Hé bien ! La guerre !, lettre de Madame de Merteuil à Monsieur de Valmont.

J'oubliais presque M. le prince de Conti, ce qui est un bon signe pour un chef de parti. Je ne crois pas vous le pouvoir mieux dépeindre, qu'en vous disant que ce chef de parti était un zéro, qui ne multipliait que parce qu'il était prince du sang. Voilà pour le public. Pour ce qui était du particulier, la méchanceté faisait en lui ce que la faiblesse faisait en M. le duc d'Orléans. Elle inondait toutes les autres qualités, qui n'étaient d'ailleurs que médiocres et toutes semées de faiblesses., Jean François Paul de Gondi, cardinal de Retz (plus connu par les lecteurs de Vingt Ans après sous le titre de coadjuteur). J'aime beaucoup cet assassinat rapide et impitoyable en quelques phrases bien senties...

L'on a plus de peine, dans les partis, à vivre avec ceux qui en sont qu'à agir contre ceux qui y sont opposés, le même.
Saint Antoine de Padoue, faites briller sur moi les lumières de la raison !

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Aragathis
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Message par Aragathis »

Captain Boney Boone a écrit :
AmélieD a écrit : Hé bien ! La guerre !, lettre de Madame de Merteuil à Monsieur de Valmont.
Peut-être y a-t-il un contexte à préciser, ou que sais-je, car je ne suis pas pénétré de la magnificence de ces 4 mots.
C'est vrai qu'il vaut mieux avoir lu entières les Liaisons dangereuses... Le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, deux libertins qui agissent de concert pour foutre la m... pour attenter à la tranquillité et à la vertu de bonnes âmes comme Cécile de Volanges et madame de Tourvel. La marquise s'était promise en récompense à Valmont pour le jour où il aurait fait ce qu'elle lui demandait (déflorer la jeune et innocente Cécile). Chose faite sans difficulté par le séducteur. Mais Merteuil refuse jour après jour de lui accorder ce qu'elle lui a fait miroiter. Valmont, excédé, lui sort : "J'ajoute donc que le moindre obstacle mis de votre part sera pris de la mienne pour une véritable déclaration de guerre : vous voyez que la réponse que je vous demande n'exige ni longues ni belles phrases. Deux mots suffisent."A quoi la marquise répond, "au bas de la même lettre" : "Eh bien! La guerre."
Ainsi parlait Aragathis.

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Arghentur
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Message par Arghentur »

Il n'y a que deux puissances au monde: le sabre et l'esprit. A la longue le sabre et toujours battu par l'esprit

Napoléon
"Foi d'Eusebe ces hideux démons en me font pas peur !
A la tombée de la nuit nous les bannirons et ce sera bien fait pour eux !
Et puis après hoplà ! à nous le trésor!
Comme ça vous pourrez vous emparez de Mabaraïco !"

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hsdcdb
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Message par hsdcdb »

on se rend vite compte du dégoût que Boris Vian avait pour les armes et de ses tendances anti-militaristes…
Mmmh...

Pas certain de cela...

Pensez à l'histoire de l'oncle qui fabrique une bombe atomique dans son abri de jardin. Et à une ou deux autres qui ne sont pas si "douces" que cela.



Quant à la Prépa... Elle conduit à tout. A condition d'en sortir.
Plus sérieusement, j'ai considéré ces deux ans comme une chance, mais cela ne convient pas à tout le monde : un ami est parti au bout d'une semaine et s'est éclaté, parfaitement épanoui en Fac. La Prépa (L, du moins, les autres, Taupins et Escrocs, je n'ai pas l'heur de les connaître en dehors des quelques condisciples très disciples croisés au réfectoire ou devant la télé du foyer des internes), la Prépa, donc, formate l'esprit. D'une façon incroyable.

Des années après en être sorti, je pense toujours en 333 (3 grandes parties, 3 sous-parties, 3 exemples). C'est amusant en revanche lorsque l'on se retrouve en Fac pour la licence (y aurait-il ici des privilégiés qui auraient intégré Normale ?) de voir les "autres" galérer" face à un emploi du temps qu'ils qualifient de "chargé". Même si celui d'une Prépa L (même Classique) est inférieur à celui des Prépa S, il n'y a aucune commune mesure avec celui des Facs.

Cela dit (et pitié pas un horripilant "ceci dit" - bjierk ! -), je conseille a priori à tous ceux qui en ont la possibilité de souffrir ces deux ans, quitte à y faire tout sauf y étudier sérieusement. Si humainement ce n'est pas le pied, intellectuellement cela ouvre l'esprit sur un horizon tellement vaste qu'il est impossible d'en voir les limites.



Avant de quitter, une petite citation supplémentaire, d'un roman qui connut il y a quelques vingt-sept années une célébrité méritée. J'aimerais ne citer que la dernière phrase du roman, mais elle prend son sens dans les dernières lignes, si ce n'est dans le roman entier. Pardonnez donc la longueur. Ce n'est pas une phrase, c'est un extrait. Saurez-vous en retrouvez le titre et l'auteur ?
Chère Jessica,

Une fois, j'avais cinq ans. C'était l'été. J'étais resté debout tard pasqu'il y avait pas école le lendemain. Et j'ai fait un mauvais rêve.

Je m'ai réveillé. Il faisait tout noir dans ma chambre. Il y avait une ombre dans le placard. Tout était silencieux. Je ne me sentais pas bien. Je transpirais. C'était froid sur moi. Je m'ai assis dans mon lit et j'ai attendu. Puis je suis sorti du lit. J'ai tendu le doigt dans la direction de la porte et j'y suis allé. Je suis allé dans l'entrée en pyjama. Je suis resté dans le hall devant la petite veilleuse qui est au-dessus de la chambre de mes parents. J'écoutais. Mais je n'entendais rien. A l'intérieur de leur chambre c'était tout noir.

J'étais là, en pyjama. J'ai regardé dans la chambre de mes parents mais il faisait tout noir. J'ai écouté et je n'ai pas entendu un seul bruit. Alors j'ai dit quelque chose, très, très doucement, dans l'entrée :

Il n'y a personne, là-dedans ?

Gulp.
L'orthographe et la syntaxe sont respectées. La traduction est très belle, j'ignore ce que donnait l'américain.
Et que faudrait-il faire ? ( II,8 )

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Aragathis
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Message par Aragathis »

Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué? (par contre je ne saurais me rappeler le nom de l'auteur). Je l'ai lu il y a deux ans, par curiosité, mais je n'ai pas du tout accroché : c'est l'un des livres (dénombrables sur les doigts des mains) que je n'ai pas lu jusqu'au bout :oops: ...
Ainsi parlait Aragathis.

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hsdcdb
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Message par hsdcdb »

Aragathis a écrit :Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué? (par contre je ne saurais me rappeler le nom de l'auteur). Je l'ai lu il y a deux ans, par curiosité, mais je n'ai pas du tout accroché : c'est l'un des livres (dénombrables sur les doigts des mains) que je n'ai pas lu jusqu'au bout :oops: ...

Un chef-d'oeuvre (à mon sens bien sûr, les égouts et les couleuvres ne se discutant pas) d'Howard Buten, en effet, traduit par Jean-Pierre Carasso.
Et que faudrait-il faire ? ( II,8 )

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Aragathis
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Message par Aragathis »

Captain Boney Boone a écrit : La vie est agréable. La mort est paisible. C’est la transition qui est désagréable.[/color][/b]
"Malheureusement pour être mort il faut mourir". (Inconnu)
Ainsi parlait Aragathis.

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Aragathis
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Message par Aragathis »

Echo à la chanson de Boris Vian (oui je sais on m'a défendu d'en reparler :) ), Déserteur de Renaud est jolie aussi. Cette fois, le déserteur ramène le président à son niveau, plutôt que de s'aplatir devant lui. Petite citation :

"Pis surtout c'qui m'déplaît,
c'est que j'aim'pas la guerre,
et qui c'est qui la fait
bah c'est les militaires.
I'sont nuls i'sont moches
et pis i'sont teigneux
maint'nant j'vais t'dire pourquoi
j'veux jamais être comme eux...."
Ainsi parlait Aragathis.

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AmélieD
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Message par AmélieD »

"Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige"

Charles Baudelaire.
Saint Antoine de Padoue, faites briller sur moi les lumières de la raison !

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AmélieD
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Message par AmélieD »

Ah, c'est normal, c'est du Baudelaire !
L'ensemble du poème est une merveille, d'ailleurs. C'est sûrement l'un de mes préférés.
Charles Baudelaire a écrit : Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.....
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Saint Antoine de Padoue, faites briller sur moi les lumières de la raison !

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