Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Vous pouvez parler ici de ce que vous voulez... Littérature, cinéma, evènements, nouveaux sites internet...

Modérateurs : hsdcdb, Aragathis

Agnès
Messages : 98
Enregistré le : 22 sept. 2009, 11:41

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par Agnès »

^^ alors je prends le compliment pour ce qu'il est!!^^
Avatar du membre
kervin
Messages : 1141
Enregistré le : 21 févr. 2008, 18:51

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par kervin »

Porto

Adieu vie, tu m’entraînes, loin, ailleurs,
Où ? Je ne sais et ne veux savoir
Si ? Si quoi ? Si seulement.
Et si peu surtout. Tout est là.
C’est trop ? Trop faible, fort ?
Jamais, ne pourrais, cela.
Boire, pour oublier ? Non.
Le souvenir, violent, dangereux.
Immortelle souffrance, déchirante,
Atroce douleur vivante, vivace.
Sans fin, infini, ici, présent.
Quoi ? L’adieu, le départ. Peur.
Non. Espoir. Flammèche de vie,
Qui me conduit au tombeau.
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.
Avatar du membre
kervin
Messages : 1141
Enregistré le : 21 févr. 2008, 18:51

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par kervin »

Dans la série des Alcools que je commence comme œuvre poétique. Rien que ça ! :P

Rhum, Rhum,
Rhum, Rhum,
Rhum, Rhum,

Saveur sucré et acre du breuvage, par delà les mers connu.
Des mers tu en as traversé et vu, des navires,
Et des hommes. Tafia, tue diable,
Grand tumulte, et autres noms
Ont fait ta célébrité

Bouteille quand je te vois, tu m’attire.
Bouteille quand je te bois, tu m’attrape.

Guérisseur, sauveur, amical compagnon,
Indispensable voyageur, des plus humiliés
Et des plus craints, rassemblant par ton histoire,
Les peuples au tréfonds d’eux-mêmes.

Bouteille quand je te vois, tu m’attire.
Bouteille quand je te bois, tu m’attrape.

Rhum, nous t’aimons, te chérissons,
Et de la vie me fait dire qu’elle ne brille pas
Sans tes reflets sombres et envoutants
Ambre liquide, nécessaire et indispensable

Bouteille quand je te vois, tu m’attire.
Bouteille quand je te bois, tu m’attrape.

Bouteille à toi cette Ode,
A toi les hommes qui boivent, Plus
Surement qu’une femme tu nous retiens.
Rhum, à toi la fidélité et l’éternelle passion !
Nous t’aimons, tu le sais, et nous, nous préférons l’ignorer.
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.
Avatar du membre
Yelti
Messages : 2106
Enregistré le : 04 juil. 2008, 11:44
Localisation : Thiers
Contact :

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par Yelti »

Ton porto est à mon goût ; c'est de la poésie, bravo ! Ton rhum est plus maladroit, et puis bourré (c'est le cas de le dire, ah la blague, (hum)) de pheautes.
Avatar du membre
kervin
Messages : 1141
Enregistré le : 21 févr. 2008, 18:51

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par kervin »

Je suis assez d'accord avec toi. Je n'avais pas gouté au Rhum avant de le faire, à la différence du porto... :)

Je retravaille et essaie de corriger tout ça.

Merchi ! :P

Edit : http://spontanement.over-blog.fr/ En fait j'ai à la fois écrit ces poèmes pour le texte, et aussi et surtout pour les photos que j'aime prendre. Visible sur l'ébauche de ce blog. Fautes d'orthographe comprises.
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.
Avatar du membre
Yelti
Messages : 2106
Enregistré le : 04 juil. 2008, 11:44
Localisation : Thiers
Contact :

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par Yelti »

Héhé... et maintenant tu as goûté au rhum ? Je veux dire au vrai rhum distillée aux Antilles, celui qui s'évapore au contact des lèvres et qui se boit comme du parfum mi-liquide mi-vaporeux ?

Bonne chance pour le remaniement, n'essaye pas à déconstruire suffisamment pour mieux reconstruire. Pour l'orthographe, n'oublies pas (comme je le fais aussi souvent) que le français est une langue flexionnelle qui promène des "e" et des "s" un peu partout :).
Avatar du membre
kervin
Messages : 1141
Enregistré le : 21 févr. 2008, 18:51

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par kervin »

Bon je crois avoir corrigé les fautes de totographe... J'ai fait une minuscule modif dans une phrase, mais rien de plus.

Je ne crois pas avoir gouté du vrai rhum. Quoique mon premier était vraiment très bon. Plus sucré que je ne l'eus pu croire (Toute cette conjugaison me dépasse...), et écrit.
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.
Avatar du membre
Yelti
Messages : 2106
Enregistré le : 04 juil. 2008, 11:44
Localisation : Thiers
Contact :

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par Yelti »

kervin a écrit :Dans la série des Alcools que je commence comme œuvre poétique. Rien que ça ! :P

Rhum, Rhum,
Rhum, Rhum,
Rhum, Rhum,

Saveur sucrée et âcre du breuvage, par delà les mers connu(es - ou pas - ça dépend si ce sont les mers ou si c'est le rhum qui est qualifié).
Des mers tu en as traversées et vu(e)s, des navires,
Et des hommes. Tafia, tue-diable,
Grand tumulte(,) et autres noms
Ont fait ta célébrité

Bouteille quand je te vois, tu m’attire.
Bouteille quand je te bois, tu m’attrape.

Guérisseur, sauveur, amical compagnon,
Indispensable voyageur, des plus humiliés
Et des plus craints, rassemblant par ton histoire,
Les peuples au tréfonds d’eux-mêmes.

Bouteille quand je te vois, tu m’attire.
Bouteille quand je te bois, tu m’attrape.

Rhum, nous t’aimons, te chérissons,
Et de la vie me fait dire qu’elle ne brille pas
Sans tes reflets sombres et envoûtants
Ambre liquide, nécessaire et indispensable

Bouteille quand je te vois, tu m’attire.
Bouteille quand je te bois, tu m’attrape.

Bouteille à toi cette Ode,
A toi les hommes qui boivent, Plus
Sûrement qu’une femme tu nous retiens.
Rhum, à toi la fidélité et l’éternelle passion !
Nous t’aimons, tu le sais, et nous, nous préférons l’ignorer.
(En espérant ne pas avoir fait de fautes dans mes corrections ^^)
Avatar du membre
kervin
Messages : 1141
Enregistré le : 21 févr. 2008, 18:51

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par kervin »

Arg ! Suis je sot. Je voulais dire sur le blog !
J'ai corrigé les mêmes que toi. J'ai modifié cette strophe :
Saveur sucrée et âcre du breuvage, par delà les mers connu.
Des mers tu en as traversées ; des navires, et des
Hommes tu en as vus. Tafia, Tue-Diable,
Grand Tumulte et autres noms
Ont fait ta célébrité
Histoire de ne pas me mettre en danger de fautes.
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.
Avatar du membre
Aragathis
Messages : 2680
Enregistré le : 02 nov. 2007, 20:51
Localisation : Haute-Savoie

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par Aragathis »

Whisky

Whisky, boisson des dieux, et puis des Ecossais,
Whisky, prince des bars, lourd liquide de feu,
Whisky, ami du coeur, conquérant du palais,
Whisky, roi des soirées, dont on n'a que trop peu...

Nous nous aimions, whisky, rappelle-toi ces fêtes
Où tu brûlais ma gorge et réchauffais mon coeur,
Les folles discussions qui réduisaient en miettes
La fausseté de tout... Whisky, douce liqueur !

Toujours je t'ai aimé, jamais ne t'ai trompé...
Jamais je n'abusais de ta fine bouteille,
Elle était consentante, emplie de volupté...
Et sa robe, oh, sa robe... Ambrée à la merveille !

Et nos danses, whisky, souviens-toi de nos danses !
Quand nos baisers fougueux succédaient à nos pas,
Quand je te déclarais au milieu de nos transes
Que je voulais t'aimer, que je ne fuirais pas...

Car jamais, cher whisky, je n'ai perdu l'esprit,
Notre amour, s'il n'était platonien, resta sain,
Nos rencontres sensées, car jamais je n'ai pris
Une cuite avec toi. Nous nous aimions, enfin,

Pourtant tu m'as trompé. Ne nie pas, j'en suis sûr,
Je le sais, rien à faire. Ôte les faux-fuyants,
Oublie le mensonge, accepte la blessure.
Je t'ai vu t'en aller avec ton autre amant.

Des preuves ? J'en ai plein. J'ai mal à l'estomac,
Mal au coeur et à l'âme, à l'amour propre aussi ;
Je n'ai pas de photo, mais je sais qu'il est là,
Lui l'affreux, le mauvais, mon rival, ton ami.

Peut-être que le pire est qu'il est une fille !
Mais non, pas de sexisme ; il ou elle, on ou quoi,
Je n'en ai rien à faire (et pourtant, la bisbille
En ressort augmentée). Je ne peux rester coi.

Tu m'as pris ma conscience, inconséquent breuvage !
Sans même qu'elle sente approcher tes ardeurs,
Tu me l'as assommée dans un accès de rage
Car elle a refusé tes avances d'horreur !

Et dans ton double jeu, infecte tord-boyau,
Tu m'as fichu par terre avec le sol qui bouge
Et le plafond qui tremble avec ses longs tuyaux
Qu'escalade sans hâte un grand nain à pois rouges !

Et même le lapin qu'Alice poursuivait
N'a pas pu me tirer de ce marasme immonde
Où tu m'a immergé, catin de vieux pichet !
Au son d'une couleur j'ai sombré loin du monde !

Alors, fieffé whisky, retourne dans l'étroit,
Et puis, maudit génie, demeure dans ta fiasque.
Tu n'en sortiras plus, du moins pas avec moi ;
Et je refuserai tes avances fantasques.
Ainsi parlait Aragathis.
Avatar du membre
zvehee
Messages : 20
Enregistré le : 28 sept. 2008, 16:14

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par zvehee »

Aragathis a écrit :Whisky, roi des soirées, dont on n'a que trop peu...
gnihihihiihihihihihiiiiiihihihihiiiiii

x)
"Without music, Life would be a mistake." Nietzsche.
Avatar du membre
kervin
Messages : 1141
Enregistré le : 21 févr. 2008, 18:51

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par kervin »

Aragathis a écrit :Et nos danses, whisky, souviens-toi de nos danses !
Quand nos baisers fougueux succédaient à nos pas,
Quand je te déclarais au milieu de nos transes
Que je voulais t'aimer, que je ne fuirais pas...
Une de mes strophes préférées !
Aragathis a écrit :Pourtant tu m'as trompé. Ne nie pas, j'en suis sûr,
Je le sais, rien à faire. Ôte les faux-fuyants,
Oublie le mensonge, accepte la blessure.
Je t'ai vu t'en aller avec ton autre amant.
Avec celle-ci !

Diantre ! Le poème est beau, le sujet admirablement traité, bien vécu ?

En revanche... la flasque se rouvrira... :P
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.
Avatar du membre
kervin
Messages : 1141
Enregistré le : 21 févr. 2008, 18:51

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par kervin »

Un double posts pour distinguer les interventions. Poèmes qui suit encore à travailler, mais l'ébauche commence à me plaire, et ne sachant si j'aurais l'envie et le courage de m'y remettre je vous le met en l'état. Merci à Ara qui m'a relancer dans le bain ! :)

Cognac

Fiole étrangement belle,
Flasque agréable,
Verre poli et ouvragé,
Travail d’amoureux

Dans un lent mouvement
Liquide changeant
Brulant les gorges
Enivrant l’esprit

Douce senteur, flagrance sucré
Couleur dorée, reflets attirants
Bruit étonnant, appelant l’imagination

Trésor d’humain, morceau d’or
Liquide précieux, culture,
Que dis-je ? Institution.

D’un terroir admirable
D’une terre d’exception
D’un endroit magnifique
D’un lieu prolifique

Tu viens, chéri, entouré
Par des générations d’hommes
Aimant leur foyer, rudes
Temps d’hivers, doux regain
De la vie viticole.

Produit, amour, famille
Richesse, bonté, ami

Rassemblant tour à tour
Les hommes, les femmes,
Les vieux conteurs
Enfants avides d’histoires

D’histoires étranges contant
La vie simple et rude
De ce qui fait leur vie.

De toutes saisons tu entoures
Tu regardes les feuilles
Tomber, changer, verdirent
Les grappes rondes et colorées
Les rires joyeux, les mains habiles,
Les veillées tardives, les contes.

Tu es. Tu rassembles. Etant la vie.
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.
Avatar du membre
Aragathis
Messages : 2680
Enregistré le : 02 nov. 2007, 20:51
Localisation : Haute-Savoie

Re: Au Chat Rimaillant (Proses et vers pour l'Univers)

Message par Aragathis »

Pas mal aussi ce cognac, mais je préfère tout de même ton rhum !

Et maintenant, quelque chose qui n'a plus rien à voir :

Time is watching you

You stand on a vaste flour,
Trying to see the walls ;
Things appear if you walk,
Can't avoid them before.

Mud floors after carpets,
Through the filters of age,
You trample on the steps.
How long is the passage !


And the taps of your feet
Scand the rythm of the world.


You run now straight ahead,
And with the speed you took,
The sceneries unthread ;
Keep a faraway look.

It seems the terminus
Is filling in the shoot.
You grumble at this curse,
The corridor was short !


And the taps of your feet
Scand the rythm of the world.


Your walk is on its end,
The rythm is now front you.
See the clock, understand,
The time was watching you.
Ainsi parlait Aragathis.
Avatar du membre
Yelti
Messages : 2106
Enregistré le : 04 juil. 2008, 11:44
Localisation : Thiers
Contact :

Aux étoiles (poème en prose)

Message par Yelti »

Si nous allions aux étoiles, se poser sur un bout perdu de goudron, on parlerait bas, vous diriez de drôles d’histoires. « Laissez votre esprit gagner les étoiles et oubliez votre corps… » en dirait-une à cause des moustiques qui nous mangeraient les jambes. Certains, pas fatigués par l’heure tardive, un « Sciences et Vie » en main, s’amuseraient à traiter de noms d’oiseaux ces pauvres étoiles. Une me murmurerait : « Tout me paraît clair et parfait, sous les étoiles ». De drôles d'histoires, donc. Mais moi, myope, je ne pourrais les voir ces étoiles, je verrais que le ciel est un peu taché de blanc, je sentirais que le bout de goudron flotterait au milieu de ce ciel qui vous captive tant, qu’au bord de la route il n’y aurait que le vide, je m’allongerais sur le doux goudron, je sentirais vos présences et poserais ma tête sur tes genoux. Et si tes genoux m’accueillaient à bras ouvert, je serais bien. Je fermerais les yeux, faisant confiances aux étoiles, sachant n'avoir pas besoin de les surveiller pour ne pas qu’elles s’éclipsent. Quand nous irons aux étoiles, je te dirai tout en parlant bas, les yeux fermés.
Répondre