Au Mouton qui pamphlète

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Yelti
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Au Mouton qui pamphlète

Message par Yelti »

A vos pamphlets !

Et j'ouvre le bal.

_______________


Je suis un homme qui aime la compagnie, la conversation et l’amitié. Même quand mon cœur, pour de grandes ou de mesquines raisons, se tarit, je sais manifester un semblant de tendresse pour mes compagnons d’existence. Jamais ma candide mais lucide foi en l’Homme et en la société ne vacille. C’est donc à regret qu’aujourd’hui je décide de me retirer d’un monde dans lequel je ne peux plus vivre, n’y trouvant plus la compagnie, la conversation, et l’amitié. Les cercles les plus résistants ont succombés. Ceux qui se targuaient de proposer des alternatives, qui parlaient, et parlent toujours, avec entrain de collectivisme et de convivialité se sont à leur insu imprégnés de la pensée moderne. Cette pollution pernicieuse, de par son hégémonie, a percolé dans leur cerveau, lentement, subrepticement, tant et si bien que je ne puis plus que m’exiler. Comment vous expliquer, comment vous décrire cette acidité qui coule dans ma gorge et la brûle ? Tant et tant de lapins posés qui me sont restés les uns à la suite des autres en travers de la gorge, tant et tant de phrases que je n’ai jamais finies, abattues en plein envol par la sonnerie d’un téléphone portable. Ne vous en étiez-vous pas rendu compte ? Il n’y a plus un visage à contempler, plus une oreille à atteindre, plus un regard à croiser, plus une main qui sache répondre à une caresse. Les corps ont désertés les ascenseurs, les autobus, les halls et les bistrots, on n’y rencontre plus que des fantômes. Aujourd’hui, de manière imprévue, je monte seul au sommet de la montagne. Je l’ai dit, j’ai une foi inébranlable en l’Homme et en la société. Il est seulement question, du haut de ma nouvelle chaire, de pisser sur ce nouvel Homme que les nouveaux fascismes ont procréé.
Oui, je vous aime. Peut être que cette brume qui nous asphyxie n’est encore qu’un mince rideau pour certains d’entre vous. Alors. Quand vous aurez éternué un bon coup, quand vous commencerez à réveillez les autres, quand vous viendrez me voir ici haut pour me dire : « Ca y est, on a brûlé nos téléphones, pendu nos écouteurs, bouffé nos billets, tronçonné les panneaux publicitaires, brisé le consensus social en dévêtant nos gouvernants ! », alors je vous prendrai tous dans mes bras, vous serrerai, vous baiserai.
Cependant je ne ferai aucun pas dans le sens de la descente, ce sera à vous de venir me chercher en mon perchoir. Je n’accorderai plus une seule concession, je ne suis pas à l’abri du Danger et le moindre compromis m’y ferait chuter. Que celui qui me lit se le dise bien, qu’il ne me jette pas à la figure l’anathème de condescendance, quand il s’agit de ma dernière tentative de droiture.

Sommet du Puy-de-Dôme, 1462 mètres,
13 février 2011.

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Aragathis
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Aragathis »

Je suis un loup pour l'homme, et j'en suis fier.
Je te hais, passant, qui te fais promener par ton rat d'égouts frisé (et si je ne parle pas de ton chien, je parle de ta mémère) ; je te hais, syndicaliste, qui me tend hargneusement un tract sur l'écologie, de quoi crois-tu qu'on fait le papier ; je te hais, racaille à poil court, qui te pète les oreilles sous 100 décibels de "musique" juste histoire de casser celles des autres dans le bus ; je te hais, pouffiasse, qui te colles une mini-jupe en jean sur un pantalon moulant et qui as l'originalité vestimentaire d'un jeune stalinien ; je te hais, fonctionnaire, qui traînasses comme une grosse vache - et je pèse mes veaux - pour me donner en retard mon billet pour le train parti il y a deux minutes ; je te hais, pédant, qui essayes en vain de me faire croire que tu as un cerveau ; je te hais, cuistre, qui essayes en vain de croire que tu ne vaux pas de la merde ; je te hais, émo, qui racles les fonds de gothiques pour t'habiller en clochard avec des fringues neuves et chères, et qui veux imaginer que tu es un rebelle parce que tu crapotes, en cachette et à la va-vite, deux clopes par semaines ; je te hais, vieille, incapable de voir ou respecter le "foutez-moi la paix" qu'indiquent mon bouquin et mes écouteurs, et qui t'assieds à côté de moi dans le train quand le wagon entier est vide, pour me parler de ta petite-fille ou de ta putain d'arthrite ; je te hais, journaliste, qui pleure sur les deux mois de captivité d'un collègue quand mille Coréens assassinés ne t'arrachent pas une larme.
Et on voudrait que je dise bonjour à la dame ?!!
Ainsi parlait Aragathis.

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Yelti
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Yelti »

En fait s'il se fait passer pour un étudiant, Aragathis est un retraité aigri. Avoue-le, Renard !

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Aragathis
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Aragathis »

Aigri, oui ; retraité, plus depuis que je suis redescendu de la montagne en gueulant que Dieu et Nietzsche sont morts.
Ainsi parlait Aragathis.

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kervin
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par kervin »

Nous sommes des cons, mais nous le sommes bien ! Une histoire de réalisation, nous sommes doués dans le pire, et dans le mauvais, c’est indéniable. Des moutons qui se suivent, se sentent, se reniflent, se complaisent, s’entendent, s’accordent, s’allient, se rassurent, se réchauffent, se racontent, se contemplent, se lèchent, se masturbent, s’enculent. Nous sommes dans un système lambda, où l’esclavagisme devient naturel, et où l’on est heureux dans les fers. Nous sommes aptes à cracher sur tout et rien, sur nos idéaux et ceux des autres, sur les individualistes et les communautaires, sur les bourgeois et les clochards, sur les pds et les hétéros, sur les libertins et les coincés. Nous haïssons tout ce qui n’est pas nous, et nous ne sommes rien. Dans un empire de non-choix il faut bien s’assumer quelque part. Alors on dégage les rom’s, on accepte les malversations financières, les camaraderies malsaines de personnes au pouvoir, la recherche effrénée de puissance, les grèves sans sens, les incompétents, la mauvaise littérature, et le café ignoble. On ferait rire les tchèques à qui ils ne restaient que le crachat pour se battre contre l’envahisseur, ils doivent se retourner dans leur fosse publique les héros inconnus de Stalingrad qui sont mort d’épuisement, sans parler des cadavres des charniers des différents pays du monde. Je me demande tout de même. L’apocalypse est-elle à venir ? Ou bien l’avons-nous laissée passer sans même lui accorder un gramme d’attention ? Je n’aime pas la société. Elle ne mérite pas d’être haïe. Je la méprise, elle me débecte, tu me révulses. «Casse-toi pov’... ! »
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.

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Aragathis
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Aragathis »

kervin a écrit :Nous haïssons tout ce qui n’est pas nous, et nous ne sommes rien.
Avec quel talent, mec, ces choses-là sont dites !
Ainsi parlait Aragathis.

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Aragathis
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Aragathis »

Sinistre égarement que celui du vieil âge ! Les muscles s'amolissent et l'esprit se durcit, rigidifiant jusqu'à l'os et s'entartrant de principes. Quelle triste fin pour ce qui, naguère, pensa des "j'aime", des "certes" et des "parce que"... Mais quelle tristesse surtout pour ceux de l'extérieur, ceux qui voient cette lourde chute, péniblement ralentie par sa cause même, le temps ! quelle affreuse chose que de voir déchoir ainsi celui qu'on estimait et dont on respectait les avis, qu'on savait réfléchis et pertinents...
Prends garde, Boney ! plutôt que de prendre de l'âge. Tu vieillis brusquement, et tu ne devrais pas. Qu'est-ce que ce jeune vieux ? D'où te viennent tes rides, là où hier encore glissait un fin sourire ? Qu'est-ce que ce dentier pour remplacer tes canines, brunies à force de mordre ?
Dis donc, papy la tremblote, depuis quand tire-t-on dans le dos de Baudelaire ? Est-ce qu'insulter Hugo est de mise chez les bien-pensants, de même que critiquer Moubarak à moins de cinq mille bornes de l'Egypte ? Pourquoi encenser Rimbaud, si c'est pour mieux essuyer ses serpillères sur la tombe de Voltaire ? À quoi bon lire, si c'est pour se torcher avec la page ?
Pour ce que j'en sais, le critique culinaire ne pisse pas dans la saucière s'il n'aime pas le plat ; d'où te vient ce snobisme des lettres, grandes ou petites ? Le bel académicien que voilà : tout prêt à chipoter, à gueuler au scandale pour l'emploi d'un mot fleuri ou à pontifier sur ses dogmes obscures de la littérature ! Jette tes binocles presbytes, papy vert, au diable le chapeau à gland - ah, que j'aime choisir mes mots - et loin du fou ! Etire-toi, inspire, pète un coup, que sais-je ; mais secoue donc l'arthrite qui te colle au cortex comme la boue encrasse l'essieu du bolide.
Le bon goût, c'est comme la souplesse : si on ne l'exerce pas, il se raidit jusqu'à ne plus suivre que le mouvement ; et tu ne vas même que contre le mouvement, histoire de contredire - parce que, nom d'une pipe, c'était mieux de ton temps. Avant de taper sur les jeunes, prends à nouveau le temps de jauger ; avant de cracher sur leurs oeuvres, reviens à la pensée. Si tu ne le fais pas à temps, tu t'écrases en deux battements, papy vole !
Pour finir, et pour parodier Desproges, j'insiste sur l'urgence de la situation ; rien qu'à te lire, on a envie de t'ôter la prostate...
Ainsi parlait Aragathis.

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Aragathis
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Aragathis »

L'art n'empêche pas la pique - rappelons-nous Voltaire et Frederic II, Hugo et Napo III, mon coiffeur et son geôlier. Considère, je te prie, ma tirade comme une critique, certes, mais aussi comme un hommage ; j'eus pu me contenter de te dire, avec une platitude d'esprit que je ne rencontre plus guère que chez mon banquier ou Aède Petro, un simple "ta gueule, Boney". J'ai pris la peine de te le bien dire, du mieux que j'ai pu en tout cas.
Et rassure-toi, je ne t'oppose pas, râleur décati, à l'impétueuse jeunesse pleine d'idéaux et d'énergie fringuante. Les jeunes sont tout aussi cons que leurs aînés, à ceci prêt qu'ils s'éveillent parfois à l'intelligence alors que les vieux se rendorment.
Ainsi parlait Aragathis.

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Aragathis
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Aragathis »

Je me demande comment tendre la main pour relever l'homme à terre (ou le vieillard qui s'est fait le col du fémur en essayant d'enjamber l'obstacle avec l'habileté de ses vingt ans) peut se muer en tomber dans un piège. Il faudra qu'on m'explique, un jour.
Ainsi parlait Aragathis.

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personne
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par personne »

Il y a des jours ou on hésite à se lever, ou on hésite à prendre la parole. Des jours comme ça, on préfèrerait s'enterrer.
Parfois j'ai l'impression de creuser ma tombe, parfois j'y pense vraiment ; mais une chose m'embête quand je suis dans mon voisin cimetière, ma pelle sur le dos et ma lassitude dans les yeux...
Qui viendra poser ma croix ?
Pas vous, mes amis absents, pas vous, ma famille aveugle, pas vous, peuple terrien trop occupé.
Ah, oui ! vous êtes de ceux qui sont occupés, qui n'ont pas le temps ; vous êtes des gens importants, après tout... Comme quoi, il y a des gens importants. ça veut dire beaucoup en ce qui concerne les autres.
Si j'étais un loup comme Aragathis (car ce n'est plus un renard, relisez-le !), je hurlerai dans les oreilles que vous vous obstinez à masquer de peur d'entendre : "Qui es-tu ?!", en espérant vous voir souffrir !
Vous pouvez tous aller à la poubelle, et j'aimerai que vous y pensiez vraiment, même si vous êtes des gens très occupés. Avez-vous un cerveau capable d'endurer la peine de n'être rien ? Non.
Et vous savez pourquoi, oh ! Vous le savez. Vous êtes des effrayés, aussi fuyez-vous, car vous avez peur de ne pas compter. Et vous avez peur d'avoir peur. Et vous avez peur d'avoir peur d'avoir peur. Alors vous parlez beaucoup, vous tremblez, vous sautez, vous jouez, vous vous mettez en colère... Toutes les saloperies de notre langage maudit ne suffiraient pas à vous faire comprendre à quel point vous êtes des misérables.
Pendant que vous avez peur pour vous, il y a des millions d'autres qui vivent vos craintes. Ils sont juste à vos côtés de vous. Ce sont, par exemple, des Africains qui crèvent de faims. Eux, quand leurs enfants naissent, ils ne donnent pas des noms à des existants mais à des morts. Ouvrez les yeux, bande de gamins terrorisés. Devenez des hommes !
Qu'est-ce qui a de la valeur ?

Maintenant vous ne pourrez pas vous soigner. Vos enfants peut-être y parviendront, s'ils ne sont pas, comme je l'ai été, élevé pour fuir la peur. Je tue, quand j'en trouve la force, je tue le divertissement. Cet abrutissement omniprésent, quand j'arrive à m'en extraire, je le condamne. Ce combat, je le mène avant tout contre moi-même, en même temps que contre les autres. Je me hais, je hais cette partie corrompue de mon être.
Mais quand la faiblesse m'envahit, je me laisse succomber ; alors, ennuyé de moi, je vais au cimetière.
Je vois le trou dans ma tête. Un cratère.

Cette lutte écrite, je dormirais mieux ce soir.
Je suis passé outre votre combat de vieux, veuillez m'en excuser; passez-moi par dessus comme je l'ai fait pour vous. Enjambez mon tombeau, reprenez vos querelles. Mais si vous daignez baissez les yeux, faites moi le plaisir de cracher sur moi.
J'aime être la bonne personne au mauvais endroit et la mauvaise personne au bon endroit.

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le lapin eusèbe
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par le lapin eusèbe »

la question est pour moi qu est ce un pamphet mais voila :jesors: :jesors:
:thumbsup: merci de répondre
ça meurt très mal un lapin !
ça n'en a pas envie du tout
!

La vie est un long fleuve tranquille qui se fais troubler par tout les détritus qu' on lance dedans

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Poupi
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Poupi »

Un pamphlet est un texte polémique et engagé, généralement court ; on peut le concevoir soit comme un genre littéraire, soit comme un genre journalistique. (ex : Les Provinciales de Pascal, J'accuse de Zola...)

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Yelti
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Au Mouton qui pamphlète

Message par Yelti »

LA FIN DU XXème SIECLE

Il y a des choses qui ont été perdues à tout jamais. Comme la senteur qu’avait la lumière artificielle sur les murs en pierre la nuit, dans les années 90. La fraîcheur de l’air qui allait avec, sa densité si légère. Des accrocs dans la doublure de l’air qui ont été recousus à tout jamais. Des saillies dans la poussière, des dessous de portes menant à la quatrième dimension, dans laquelle l’âme pouvait se glisser, latérale.

Nous n’aurons plus jamais l’âme latérale. Aujourd’hui les jours s’imposent à nous et s’accumulent d’une manière sèche, uniforme, donc ennuyeuse.

Il n’y aura plus de fête comme dans les années 90. Tant de choses ont été abolies. Les accrocs de l’air, le socialisme, la joie, et le futur. Nous ne savons plus faire la fête comme nos parents, sans doute est-ce notre plus grande défaite. Nous ne savons plus dormir, nous ne savons plus manger, nous ne savons plus vivre. Nous sommes de drôles d’enfants, une génération romantique inversée, pleine d’admiration pour ses parents. Eux qui avaient combattus les vieux cons, gagnés sur tous les fronts, à coups de pavés. Eux qui ont dans leur grimoires l’art de la fête, de la victoire, du rire et du vivre. Nous les admirons pendant que nous nous haïssons, avec toute l’intensité et toute la révolte du désespoir. Ils récuseraient ce discours, ils sont restés les mêmes et auraient trop peur de passer pour des vieux cons. Mais les vieux cons, c’est nous. L’époque, l’air vicié, nous a vieillit prématurément. Pâles, nous ne déplaçons qu’à grande peine nos carcasses, grâce à ces prothèses qui nous ont fait handicapés : fumées des écrans, sirènes des sonneries, hégémonie des claviers.
Il y a des choses qui ont été abolies pour toujours, pendant que nous regardions ailleurs, mon père et moi, semant nos talons sur le sable mouillée de cette plage marie-galantaise, un trente-un décembre 1999. Il m’expliquait, à ma tête encore pleine d’accrocs et de fanfreluches, que nous allions changer de siècle, et même – de millénaire.

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Yelti
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par Yelti »

Hélas il n'y a plus assez de place à Paris pour la Commune.

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kervin
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Re: Au Mouton qui pamphlète

Message par kervin »

Bien celle là.
Mais : invectiver, non ?
"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton." Gaston Bachelard.

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