Etudes littéraire ?

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kervin
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Etudes littéraire ?

Message par kervin » 21 oct. 2008, 17:24

Bonjour à tous.
Arrivant enfin en fin de scolarité se pose la question des études superieur... Joie ! Et se pose la question d'une prépa Littéraire puis d'un quelconque parcours pour finir avec un métier...quelconque.
Sauriez vous sur quoi recrute les prépa L et surtout comment préparer l'agreg autre que par la Fac ? Quelques écoles post prépa ?
J'ai naturellement fais pas mal de recherche mais aimerai avoir quelques avis extérieurs à "la chose". Merci pas arvance !
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groopynat
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Re: Etudes littéraire ?

Message par groopynat » 21 oct. 2008, 18:14

kervin a écrit :Bonjour à tous.
Arrivant enfin en fin de scolarité se pose la question des études superieur... Joie ! Et se pose la question d'une prépa Littéraire puis d'un quelconque parcours pour finir avec un métier...quelconque.
Sauriez vous sur quoi recrute les prépa L et surtout comment préparer l'agreg autre que par la Fac ? Quelques écoles post prépa ?
J'ai naturellement fais pas mal de recherche mais aimerai avoir quelques avis extérieurs à "la chose". Merci pas arvance !
Hmmm... métier "quelconque" après avoir passé l'agreg? :x Tu tiens vraiment à te faire taper sur les doigts par les profs du forum? :lol:
Il me semble me souvenir que les prépas L recrutent sur dossier comme toutes les prépas... quant à la voie royale pour préparer l'agreg, c'est celle à laquelle la prépa est censée te mener: une ENS (Ulm, les Chartes ou l'ens-lsh, anciennement Fontenay-Saint Cloud qui a déménagé à Lyon en 2000). A toi de choisir ton concours (par exemple si tu ne fais pas de latin, je crois que tu ne pourras pas présenter Ulm)
Je suppose ici que tu souhaites te diriger vers l'enseignement puisque tu mentionnes l'agreg, sinon prévois bien ton coup (Sciences Po, école de journalisme) car après des études littéraires, sans projet particulier, tu n'as pas des tonnes de voies qui t'ouvrent les bras.
"La Providence, par des voies détournées, nous aurait donc menés droit au but?!" (IV,46)

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AmélieD
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Message par AmélieD » 21 oct. 2008, 18:39

Une bonne petite prépa des familles, y a que ça de vrai !

Même si par la suite tu n'intègres aucune école, tu ne peux pas perdre ton temps en prépa, sauf si tu y meurs d'épuisement, bien sûr.

Au terme d'une prépa littéraire, il y a les ENS, l'Ecole des Chartes, Sciences-Po, HEC (qui a un concours littéraire, eh oui), Saint-Cyr et d'autres encore, peut-être. Il est à peu près impossible de passer tous ces concours à la fois, néanmoins. On peut aussi se réorienter facilement vers à peu près toutes les filières littéraires de l'université, sauf le droit.

Si tu n'as jamais fait de langue ancienne, il peut être intéressant de te lancer dedans en hypokhâgne ; commencer tardivement n'empêche pas d'être brillant, comme plusieurs agrégés de grammaire ou de lettres classiques de ma connaissance en sont la preuve vivante. Et puis, le latin et le grec sont des langues admirables, infiniment plus logiques que le français pour leur morphologie et leur syntaxe et offrant l'avantage de n'être utilisées presque que pour des chefs d'œuvre (les autres textes ont disparu depuis belle lurette !).
Saint Antoine de Padoue, faites briller sur moi les lumières de la raison !

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N'Elouïse
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Message par N'Elouïse » 21 oct. 2008, 22:06

je plussoie! vive la Prépa! et même si tu ne fais qu'une année (comme moi) ça ne peut t'être que bénéfique! ^^

évidemment, faut un minimum de bonnes choses dans ton dossier, a fortiori si tu veux aller à Condorcet ou Henri IV.. mais, moi j'étais dans une chtiote prépa normande, à Evreux, et c'est aussi bien ^^
et en faisant prépa.. j'en connais qui sont devenus pilote de ligne donc bon, arrêtons de dire que ça ferme les voies! mdr
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AmélieD
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Message par AmélieD » 22 oct. 2008, 08:15

Voilà, la prépa mène à tout, à condition d'en sortir, mais on finit par être obligé de partir, de toute façon. A moins de changer de filière en cours de route, on ne peut guère y rester plus de quatre ans (ce que j'ai fait sans aucun regret et que je referais sans hésitation si c'était à refaire) !

Quant à l'ambiance de classe en prépa, ça dépend pas mal des élèves eux-mêmes, mais plus on y est solidaire, mieux c'est, à tous points de vue.
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hsdcdb
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Message par hsdcdb » 25 oct. 2008, 03:02

AmélieD a écrit : la prépa mène à tout, à condition d'en sortir,
Si mon ordinateur n'avait pas bugué mardi soir, cette phrase se serait trouvée sous mon pseudo.


La Prépa est une chance pour la formation intellectuelle, mais l'ambiance scoalire n'est pas adaptée à tout le monde. Certains s'épanouiront parfaitement dans cette ambiance "travail-travail", alors que d'autres se révéleront dans le cadre de l'Université. J'ai eu l'occasion de voir les deux avec un ami qui a quitté la Classe au bout d'une semaine pour obtenir quelques années après un Master I et un Capes. Un autre en revanche aura été bi-admissible à Ulm, après avoir commencé le grec en Hypokhâgne seulement.


Comme dit précédemment toutefois, l'ambiance à Louis-le-Grand ou même Fénelon n'est pas la même que dans les lycées de province. Tout dépend des envies et motivations : veut-on préparer une Ecole, ou veut-on éviter deux ans de fac en s'assurant une formation plus généraliste (pas nécessairement meilleure, juste différente) ? Cela dit, même un lycée de province (j'y suis passé) peut "fournir" des normaliens. Lors de ma promotion Ulm : un admis, une admissible, un sous-admis. Dans la promotion Lyon (la première du genre, d'ailleurs) : un admis et presque une dizaine d'admissibles. Plusieurs rejoignirent en outre qui HEC, qui une Sciences-Po, qui St-Cyr (enfin, ex-St-Cyr), etc.


Mais il faut savoir se plier à un minimum de discipline dans une Prépa pour ne pas devenir "limite schizo". Il est possible et indispensable de garder un minimum d'esprit critique tout en entrant dans le moule, du moins en apparence. L'on n'en sort cependant jamais indemne : l'esprit est formaté. Plusieurs années plus tard, je pense toujours (mais je ne m'en plains pas) en 3-3-3. Trois grandes parties, trois sous-parties dans chaque partie, trois arguments (+ exemples correspondants !) dans chaque sous-partie. Un argument qui manque, c'est une frustration assurée. ;)
Et que faudrait-il faire ? ( II,8 )

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AmélieD
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Message par AmélieD » 25 oct. 2008, 09:20

Même dans les lycées parisiens, on peut survivre... En fait, ça dépend beaucoup des élèves qui se retrouvent là. Pour le reste, une fois qu'on a compris qu'il ne fallait jamais s'affoler, notamment lorsque les profs commencent leur couplet "Vous relirez Proust/Platon/Hegel/la Nouvelle Histoire de la France Contemporaine/Rotrou" (selon les matières), tout va bien ! Personnellement, j'ai passé sept ans à Louis-le-Grand (lycée plus prépa), et je n'en regrette pas le moindre instant (même si ça laisse des traces).

L'avantage de la prépa, c'est qu'on peut en partir en cours de route : ainsi, ça ne coûte pas grand-chose d'essayer (et ça peut rapporter gros).
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kervin
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Message par kervin » 25 oct. 2008, 15:12

Que de réponses ! Merci à tous !

Me voilà un peu plus éclairé pour mon avenir proche...cependant la question est loin d'être réglé.
Tous réside donc dans l'esprit prépa ou non, il est évident après vous avoir lu, que la prépa apporte une culture général importante et une aptitude au travail particulière ce qui est positif, néanmoins il faut pouvoir travailler à fond pendant 2 ans ou 3, sans penser à autre chose et réussir à rester équilibrer tout de même...
Suis-je un bosseur acharner ou non ? grande question...

Autre question sur la fac maintenant. Concrètement cela mène à quoi ? hsdcdb à effleurer le sujet, quel genre de métier sont ouvert ? Le CAPES, mais encore... L'ambiance du travail est elle vraiment ce que l'on en dit, c'est à dire si tu ne bosse pas seul...c'est finit !

Autre question encore : études philosophique, quel métier après ? et surtout prépa fac ou école ?

Merci encore pour tout !
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Message par N'Elouïse » 25 oct. 2008, 17:48

Pour ce qui est du boulo à fournir.. c'est aussi là que se pose la question des grandes prépa ou non...
Entre ce que je bossais à Evreux, et ce qu'un copain faisait à Condorcet... sûr que moi je passais pour une feignasse, surtout que je suis loin d'être une bosseuse acharnée.. (pour ça que je n'ai fais qu'un an de Prépa :p )

Et pour les études philosophiques... ma prof de Prépa a toujours préconisé d'avoir une bouée de secours à côté.. que ce soit en Fac ou Prépa...
après, n'ayant jamais été concernée, je ne peux te dire concrètement...
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Message par kervin » 04 nov. 2008, 13:30

Dans quelle ville se situe le milieu littéraire intéressant ? Uniquement Paris, ou alors ailleurs (comme Poitiers pour l'histoire médiéval.)
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hsdcdb
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Message par hsdcdb » 06 nov. 2008, 01:27

kervin a écrit :Dans quelle ville se situe le milieu littéraire intéressant ? Uniquement Paris, ou alors ailleurs (comme Poitiers pour l'histoire médiéval.)

Qu'entends-tu pas "milieu littéraire intéressant" ?

A Paris, tu as à portée de métro toutes les soirées, toutes les réunions, toutes les expositions, tous les salons d'importance nationale. A Paris, tu as la majorité des grands écrivains, ne serait-ce que s'ils ne font qu'y passer.

Mais les autres universités ont aussi certaines niches qui peuvent être intéressantes. Pour celle que je connais, par exemple, l'Université de Montpellier s'appelle Paul Valéry, et il y a (eu ?) un centre de recherche sur Valéry. Il y a eu aussi à une époque un spécialiste de la littérature du Maghreb.

Après toutes les villes offrent peu ou prou des cercles littéraires hors université qui parlent de livres et d'écritures. Il faut se renseigner.

Enfin, aujourd'hui, avec Internet et la SNCF, où que l'on soit, on peut se tenir au courant de tout.
Et que faudrait-il faire ? ( II,8 )

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kervin
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Message par kervin » 23 janv. 2009, 19:33

Voilà que le sujet remonte... mes chers parents aimerai et souhaiterai que je me lance finalement dans la grande aventure de la prépa... et je suis très moyennement motivé...

Questions qui vont (je l'espère) m'aider à faire mon choix.

Est il possible de rejoindre une licence pro édition après une prépa (en 1an... ou2)

Y'as-t-il une réelle différence à l'emploie (dans le monde de l'édition) entre quelqu'un qui a suivit une prépa L, et quelqu'un qui n'en a pas suivi.

Faut il réellement être un bosseur acharné, c'est à dire, ne plus avoir de vie social à côté et ne pas sortir de ses bouquins et cours, ou est ce uniquement liées aux prépas parisienne ?

Un énorme problème au niveau de l'orthographe est il gênant ?

Quel note faut il pour être admis... à Paris, et en Province ? (si cela diffère)

Quels sont les matières étudié, les courants littéraires, et qu'est il exiger comme colle, et autre réjouissance ? (Précisément j'entends, pour ceux qui l'ont vécu, ou qui y délivre une formation ! ^^.)

Merci !
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Waylander
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Message par Waylander » 23 janv. 2009, 19:41

Hm, j'ai un ami en Hypokhâgne (Khâgne cette année), à Strasbourg. Il bossait comme un taré en début d'année dernière, je crois que ça c'est calmé. Beaucoup de boulot, mais une bonne organisation y remédie. J'ai son adresse/Facebook si tu veux lui parler aussi :wink:
Un menuet? C'est est insensé! Un rigodon ou un passe-pied eussent été plus indiqués!

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AmélieD
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Message par AmélieD » 23 janv. 2009, 22:52

Comme disaient mes bons maîtres, en prépa, l'important, c'est de manger et de dormir. A moins d'être un grand malade de stress, la prépa reste un univers parfaitement supportable. Il faut aimer apprendre et se résigner à ne pas vivre à fond la joyeuse vie étudiante mais la prépa n'a rien d'un cloître austère où chacun ne serait dévoué qu'à son travail !


Pour l'avenir, la prépa permet d'acquérir une culture variée dans toutes les matières littéraires, à un rythme soutenu qui rattrape toutes les années d'heureuse glandouille dans le secondaire. Un employeur voit de plus un passage par la prépa comme un gage de qualité du travail fourni et de l'investissement.

Sauf quand les facs font une crise de nerfs (ça peut arriver), il est relativement aisé d'intégrer une licence, même s'il faut parfois passer les partiels. De mon temps (avant le LMD), la sous-admissibilité à Ulm offrait une équivalence de DEUG où on voulait. Avoir fait une prépa est un avantage considérable pour réussir ses études à la fac, puisqu'en prépa, on est formé à tous les exercices universitaires en étant mieux encadré, donc de manière plus efficace.

Kervin, pour connaître tes chances d'être pris ici ou ailleurs, il serait préférable d'aller te renseigner aux journées portes ouvertes (ça doit bien encore exister).
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hsdcdb
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Message par hsdcdb » 24 janv. 2009, 01:16

Je rejoins Amélie.

Même avec des résultats plus que médiocres en fin de Khâgne classique, j'ai obtenu une équivalence partielle pour entrer en licence Lettres Modernes. Une petite dissert en septembre et c'est bon.

Enfin, je le croyais. Fin février (milieu deuxième semestre) le secrétariat m'appelle en me disant qu'il me manquait un UV de DEUG 2e année. Cet UV se déroulait sur l'année totale en deux parties : au premier semestre un premier groupe travaillait une oeuvre (les Lais de Marie de France) et passait un oral pendant que le deuxième groupe travaillait sur la culture et la littérature médiévale plus généralement. Au second trimestre, les groupes devaient s'inverser. En un demi-semestre, j'ai donc suivi les deux sessions, avec les cours de quelques amis comme support. Et brillamment réussi les deux avec des résultats offensants par rapport à ceux qui s'étaient tapés l'ensemble toute l'année. Bien entendu, je suivais le cursus Licence en même temps (et les cours de grec en auditeur libre). Le secret ? Deux ans de prépa. Une structuration de l'esprit qui fait mûrir tous les fruits de la pensée et une méthodologie à toute épreuve.

Il y a un grand écart entre L2 et L3, beaucoup plus de travail, un travail beaucoup plus profond. Si tu arrives de Prépa, tu te balades. Faut bosser, bien sûr, mais tu restes sur ta lancée avec un peu plus de temps libre en bonus.

Je t'engage moi aussi à rencontrer les élèves de Prépa lors des Journées Portes Ouvertes ou des Forums de l'Etudiant.
Et que faudrait-il faire ? ( II,8 )

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