Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Les jeux et concours pour se détendre entre nous...

Modérateurs : hsdcdb, Aragathis

Lequel a votre préférence ?

Yelti, La Mort de Lili M
3
30%
Séléné, "J'ai pour seul public..."
0
Aucun vote
personne, Une oraison pour des poètes
0
Aucun vote
Captain Boney Boone, Ode au talentueux Monsieur B.
4
40%
RedSean, Tu as été une part de moi-même
0
Aucun vote
Battologio, "Je t'aime" a-t-il encore un sens
2
20%
Ara, Viande froide et assaisonnement
1
10%
 
Nombre total de votes : 10

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Battologio
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Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par Battologio » 29 sept. 2012, 23:13

Voici donc les oeuvre de ce concours n°3, dont le thème était "Oraison funèbre".

Yelti :

La Mort de Lili M

Nous ne savons rien

Nous ne saurons plus rien de la douleur
la saison amère des chaleurs creuse nos nuques 
les broie avec ses racines tordues
terrés dans nos caves nous avalons la fumée
à pleines gousses de terre âcre

Si
la neige tombait en haut
si la lune montait chez nous pendant le jour
pour nous abreuver de lait frais
si nous pouvions suivre les oiseaux
- en leur attrapant la queue -
jusqu’au lac tranquille au-dessus de nos têtes
là te trouver
un ange massant le nœud de tes nerfs et de tes muscles
recevant l’arrière de ta tête
dans une lourde serviette blanche
« Là c’est fini maintenant
TU VAS COMPRENDRE »
La mort serait un beau court vertige
moment que le haut passe en bas et que le bas passe en haut

Séléné, un membre décidément toujours plus actif :

J'ai pour seul public toi, cadavre,
À qui je dédie ces couplets.
Je m'élève quand tu t'endors,
La voix tendue, la voix qui navre.
Pourquoi te pleurerais-je ? Meurs !
Déjà j'occulte tous tes torts.
Quels sont ces tours que tu jouas
À tes rampants admirateurs ?
Et l'équation qui avilit
Les colporteurs d'or et les rois ?
Où vins-tu rouler leurs boulets
Pour les entraîner dans l'oubli ?

Ô Raison, je te perds, et à cet instant même
J'abandonne mes Moires
Et tous mes souvenirs
Et repentirs.

personne :

UNE ORAISON POUR DES POÈTES

« Mesdames et Messieurs les rescapés, 
J’ai à parler d’elle.

Non de ces deux trois adjectifs bien placés : les banalités d’usage, je les ai trop usées, voyez comme elles s’esquintent à présent… Me voilà mauvais.
Je veux vous avouer l’âpreté d’un amour dans l’honnêteté de la mort.

Soyons sérieux. 

Je n’ai aimé d’elle que l’éloignement soigné qu’elle entretenait à mon égard. 
N’était-elle pas superbe lorsqu’alors son « peu importe » imprononçable flottait dans l’air, me délaissant au beau milieu de sa légère différence ? Resplendissante quand elle s’en allait l’aube avec un regard triste, ou qu’elle se dressait devant moi plein de défiance et de passion ?… C’était une œuvre irraisonnable, où la main douce qui l’effleure ne lui détachait pas un son, rien ne filait d’involontaire et pourtant tout était nature. 
Toute sa vie m’a échappé. 

De quel droit pourrais-je invoquer ma tristesse, alors que rien, rien ne m’en a été révélé ? J’ai ignoré cette femme, dans le plus beau de l’ignorance. Et aujourd’hui, celle-ci devrait me concerner ? Non. Rien n’a changé. Au contraire, tout est devenu soudain immuable. Je vais l’ignorer jusqu’au bout. 
Je ne me sens pas malheureux, mes amis : du moins pas davantage qu’autrefois. Il n’y a d’elle qu’à retracer sa beauté, et si je pleure maintenant, c’est qu’elle vit encore, inexplicablement. N’est-ce pas ? La mort ne nous affecte pas, seule la vie le fait parfois, dans sa froide réalité mêlée à ses incertitudes. Ce n’est pas d’un cadavre qu’on s’émeut, mais du corps qui bougeait. Ce n’est pas dans ses paupières closes qu’on se perd, c’est dans l’iris impénétrable qui s’animait. On a le remord du mouvement qui nous esquive.

Et quels mouvements !… Oserai-je vous parler de sa splendeur quand elle hochait la tête, simplement, hochait la tête ? Ah ! Qu’elle disait non, en balancement tout doucement, de l’ouest à l’est, son petit crâne articulé ? 
Et puis son pas !… Quand elle ambulait dans les lieux, c’était si simple ! Elle s’envolait presque, parfois, l’auriez-vous vue ! Elle dansait, oui ; indéchiffrable comme toujours...

Puis voilà qu’elle ne danse plus. Mais à vrai dire, ça ne nous regarde pas, ça ne regarde qu’elle. Et dieu sait qu’elle s’en était regardée. Ai-je dit dieu ? Autant pour moi. Lui-même ne savait pas grand-chose d’elle, si vous voulez mon sentiment. S’il avait su, n’est-ce pas, il aurait certainement fait quelque chose !… Mais non, que diable. Et le diable, lui, en revanche, s’y connait très bien à ce sujet. 

C’était, je pense pouvoir le dire, une femme qui a vécu et qui est morte devant un miroir. Elle avait la hargne, comprenez-moi, la rage élégante des romantiques. Désinvolte et l’air de rien, elle était soulevée aux hautes sphères par une formidable effervescence, comprenez bien, les voluptés de la vanité ; comprenez-moi, j’insiste, une ivresse évanescente, une servitude éveillée à la plus fragile des violences ; ou bien la vérité, même, voyez vous !… 

Ah ! J’en reviens à la poésie. En étais-je d’ailleurs jamais sorti ?… Mais vous savez qu’on n’explique pas quelqu’un. Tout comme on n’explique pas pourquoi l’arbre vieillit, le soleil s’évade et vole, et l’océan s’écume. 

Parlons en mimes. »

Et, alors qu’il interpellait en ces termes l’assistance, menant le plaidoyer de l’homme au rythme du procès, orateur funèbre face à la sentence du monde ; il découvrit qu’il se pardonnait.

On ne tue pas ceux qu’on aime si l’on ne sait pas s’adresser à ses juges.


Boney (qui au moins sait choisir son sujet) :

C'est avec une sincère et néanmoins profonde affliction que je vais maintenant rendre un premier hommage à Battologio, compagnon d'armes. Un grand désarroi me traverse, mais c'est un devoir auquel je ne peux manquer. Sa mort par deux fois fut chantée, deux fois il faudra pleurer son retour. Il a été et restera dans nos mémoires une force de la redite. Comme d'autres auraient donné leurs temps pour ce qui n'a pas passé, il s'est fait une philosophie de rechercher le flux pour chercher le reflux. Il a résonné comme peu. Joignez vos voix à la mienne devant ce chœur en vie !
Aujourd'hui, je pleure. Et grande est ma tristesse, car il nous rejoint pour toujours. L'immense désincarnation de la marche sans fin et sans rebours ! Battologio est encore. Nous étions amarrés ; il emporte hors de l'eau l'ancre sèche qui nous rivait. Nous voici libres. Libres, mais ensemble.
Là, en nœuds soudains, hier me revient, et le merveilleux manque où nous avons vécu tout au long d'une année. Je revois certaines excitations à l'heure maligne du chat perdu, quand nous embrassions ensemble la douce impossibilité de trahir un testament ; je retrouve ces énervements grotesques pour deux sous, pour deux points, pour deux gloires, le café était l'ennemi ; je rappelle une juste continuité de rictus, agacée de reflets à l'œil et de poussière à la lèvre, certifiée à coups de poing sur la table stoïque ; je regrette quelques éructations grises entre les ballotantes des costars à passer ; je retourne à nos bofs à-peu-près, à nos mouais d'usine en grève, à nos cauchemars de d'accords qui renonçaient au tout-à-tout ; il me souvient d'un cri (Nulle part !) poussé depuis un quai de métro.
Oui, nous vécûmes, la bave en bouche. Nous faut-il mourir aujourd'hui ? Non. Je m'en vais suivre notre homme dans son destin tragique, et renaître. Mais sans disparition, laissant, narcois, le regret de ma mort.
Oh, comme il siégeait bien, quand nous chantions ses poèmes ! Nous nous passions de manger : une voix au chapitre nous emplissait le vide ; il ne l'entendra jamais. Nous savions sans le dire jusqu'où vivait ses refrains. Et l'écho si ténu de son timbre à même les auteurs ! L'immatériel bouillonnement venait de ce chantier fondé par ses mains pétrisseuses.
Nous avions un champion. Nous avions un chiffre. Aujourd'hui qu'il est revenu d'entre les absents, il a retrouvé l'élan banal des mortels en sursis que poursuit le violent désir d'être là un peu plus chaque jour, changeant son blason d'outre-tombe pour un porte-voix d'ici-bas.
Mais nous ne l'oublierons pas. Toujours, devant son corps debout, nous saurons faire honneur à son passé glorieux d'avoir pu être inerte, et nous ne verrons pas ses yeux mais des orbites vides. Ce sera notre plus beau combat contre l'oubli.

RedSean :

Tu as été une part de moi-même

Nous nous sommes si logiquement rencontrés, à la fin de l'été. Ce fut comme une évidence, un complicité.
J'étais benjamin et innocent, mon avenir m'était sibyllin et hésitant.
Tu m'a donné confiance, tu as été si douce, j'ai eu de la chance.
Je nous croyais d'abord raisonnés puis, sans savoir ni quand et ni comment, nous sommes devenus dépendants.
C'est vrai, tout ceci était si enrichissant, si rassurant. Nous apprenions, échangions, dissertions.
Puis vinrent les moments de doute, de crainte et de jalousie.
Je ne te supportais plus et d'autres captivaient mon envie.
Mais nous ne pouvions nous séparer. Alors avec toi je lisais, je travaillais, j'écrivais.
Nous avions des ambitions mais afin de se respecter, être humble était notre première mission.
Nous recevions les honneurs, les diplômes, nous formions un si bon binôme.
Je me souviens de ce jour à Paul Valéry, je décidais de partir de Montpellier pour Paris.
Tu m'a suivi, ma petite amie et moi, sans jalousie. 
Cette véritable vie de couple, si banale et pourtant si géniale est indélébile, imprescriptible.
L'amour, l'amitié, les excès, tout nous a été donné.
Les filles, les rivalités, les voyages, les bars écumés ; nous avons tout partagé.
Tu as été parfois médiocre, parfois brillante mais toujours charmante.
Tu as été ma vie étudiante.

Batto :

« Je t'aime » a-t-il encore un sens
Une fois l'arme déchargée ?
L'heure à la montre encore un sens
Sur le poignet des suicidés ?

Emportons-nous tant de réponses,
Ou posons-nous tant de questions
Pour que sur nos corps on énonce
La vie qui nous restait (croit-on) ?

La mort n'est rien les morts sont tout
Tout ce qu'ils prennent avec eux
Notre vie est crevée de trous
Les morceaux manquant sont aux cieux

Aux cieux ou sous le terreau noir
Sous les eaux glacées du naufrage
Lambeaux de vie qu'emporte un soir
Chaque mort comme seul bagage

Ara :

ORAISON SERVIE AVEC ÉMOTION
AUX FUNÉRAILLES D'UN PARFAIT INCONNU
PAR UN DE SES ENNEMIS FAMILIAUX, INCONNU LUI AUSSI,
LORS DU BANQUET FROID OÙ L'ON SERVIT DU HACHIS TROP SALÉ,
RAPPORTÉE PAR UN ÉNIÈME INCONNU :



« Bien fait. »
"Le savoir, n'est-ce pas, est un bien précieux. Trop précieux pour ne pas être partagé !" (Battologio d'Epanalepse, VII, 14, 5)

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Aragathis
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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par Aragathis » 30 sept. 2012, 12:11

Eh bien j'ouvre le vote, ma voix allant à Boney, le plus subtil de tous les participants. Pour un peu toutefois, j'eus voté RedSean. Celui-ci est à surveillé de près. si vous voulez mon avis.
Ainsi parlait Aragathis.

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Yelti
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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par Yelti » 30 sept. 2012, 12:38

Feedback power :

Séléné : amenez-moi le responsable !

Pépère : à un cheveux d'emporter mon vote. Texte perturbant, dans une langue d'oraison parfaitement maîtrisée. Chute excellente en même temps qu'excellemment préparée par tout le texte. Le personnage de l'orateur étant autant et même plus fascinant que celle qu'il exalte.

RedSean : Pas vraiment accroché. La vie étudiante c'est pas une vie, surtout à Montpellier III !

Battologio : texte de qualité, tant au niveau de la prosodie et des sonorités que des questions posées.

Aragathis : les lettres capitales sont le seul intérêt d'un texte nonchalant mais même pas élégant.

Captain : à toi mon vote. Ton texte m'a ému et amusé, la langue est croustillante et fleurie. (Alors que parfois comme dans tes feuilles de thon je la trouve ardue et puante.) Quelle justesse de l'expression, ici : "Là, en nœuds soudains, hier me revient, et le merveilleux manque où nous avons vécu tout au long d'une année. Je revois certaines excitations à l'heure maligne du chat perdu, quand nous embrassions ensemble la douce impossibilité de trahir un testament ; je retrouve ces énervements grotesques pour deux sous, pour deux points, pour deux gloires, le café était l'ennemi ; je rappelle une juste continuité de rictus, agacée de reflets à l'œil et de poussière à la lèvre, certifiée à coups de poing sur la table stoïque ; je regrette quelques éructations grises entre les ballotantes des costars à passer ; je retourne à nos bofs à-peu-près, à nos mouais d'usine en grève, à nos cauchemars de d'accords qui renonçaient au tout-à-tout ; il me souvient d'un cri (Nulle part !) poussé depuis un quai de métro." La question que je me pose, c'est si le texte peut autant émouvoir et amuser celui, à commencer par l'oraisonné, qui n'a pas vécu avec nous ces moments décrits avec tant d'humour et de justesse.

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par personne » 30 sept. 2012, 13:55

J’aurai bien voté blanc si je n’avais pas eu le sentiment de la justesse d’un tel texte : « Je t’aime » de Battologio ! Non je n’exagère pas : à mon sens, il est juste, juste tout au long de l’injustice, depuis cette montre qui aurait dû s’arrêter quand son porteur a trépassé, jusqu’à ces lambeaux de vie qu’on nous dérobe abusivement ; en passant par ce corps qui « énonce » l’absurdité, comme, peut être, un corps trop jeune qu’on refuse de croire inerte… Juste même jusqu’à ce dernier vers, auquel on se heurte si subtilement, « chaque mort comme seul bagage », octosyllabe qui fait trébucher le rythme… Quel délice.

Mais si j’avais eu à voter blanc, voilà ce que j’aurai dit :

Yelti nous honore d’une bien drôle oraison funèbre, où l’on pourrait croire que lui-même témoigne de sa mort avec celle de Lili, dans cette « cave » où ils avalent la poussière… Le seul à oser sa propre oraison, me semble-t-il, dans une atmosphère onirique où le voile se lève et tout se renverse !

Séléné, toujours, pour son « Meurs ! Déjà j’occulte touts tes torts. », qui nous rappelle que cette femme a du caractère.

Captain a su magnifiquement faire le deuil d’une résurrection. Ou comment célébrer la vie par oraison funèbre. Et quelle justesse, lui aussi ! N’est-ce pas vrai que la place du revenant était délicieuse quand il ne l’occupait pas ? Et, aussi qui de nous n’a pas « frappé la table stoïque » , ou lâché ces « mouais d’usine en grève » ? Des expressions truculentes pour un propos évidemment aussi grotesque que superbe.

RedSean fut surprenant ! Tout le long du poème, j’ai cru en effet qu’il parlait d’une femme, et son propos que j’ai cru ridicule a soudain pris toute sa force avec la chute. Et puis, il a su utiliser ce « imprescriptible », adjectif que je cherche désespérément à caser dans un poème depuis qu’on me l’a rabâché en amphi. (l’imprescriptibilité du nom de famille. Vous avez trois heures.) Alors, respect.

Et Aragathis m’a fait bien rire.

Bravo à tous !
J'aime être la bonne personne au mauvais endroit et la mauvaise personne au bon endroit.

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par Poupi » 30 sept. 2012, 15:48

Eh bien, je vote également pour le Capitaine, en raison de la finesse de son propos.

Quelques commentaires :

Yelti : Je ne commente pas le style, trop yeltien pour que je l'apprécie. Disons que je n'ai pas accroché au propos. En fait, c'est le fait même qu'il y ait un propos qui m'a agacé. Je trouve que le sujet du concours a été pris comme un simple prétexte pour plaquer des considérations qui n'ont que faire ici.
Bref, un poème qui ne m'a pas vraiment plu. Tu me diras, d'où que je me permets de dire ça, moi qui suis pas fichu de participer à un concours ?

Séléné : no comment

Personne : j'aime beaucoup le traitement du sujet du concours. Mais je n'ai pas trouvé de brio particulier dans le style

Capitaine : comme dit plus haut, une vraie finesse d'écriture, qui a emporté mon suffrage.

RedSean : le texte est joliment écrit, mais les différentes qualités de style sont mises au service d'un propos trop plat pour que l'ensemble soit accrocheur. C'est en tout cas mon humble avis. Je suis sorti très mitigé de ce poème.

Battologio : poème très perturbant, j'ai ressenti une vraie jubilation à explorer le traitement de la forme. Sans doute mon second choix après le Capitaine. Tu as raté ma première marche d'une façon assez bête : c'est sans doute pas bien de ma part, mais en matière de vers réguliers, je ne supporte vraiment pas les rimes pauvres.

Aragathis : oui, mais non. Non et non.

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par Yelti » 30 sept. 2012, 15:53

où l’on pourrait croire que lui-même témoigne de sa mort avec celle de Lili
Ben non il témoigne de la séparation qu'il doit endurer, lui et ses amis restés sur le sol.. dans la cave.. loin du ciel...
Et sinon j'offre une plaquette de chocolat noir à celui qui trouve l'hypotexte dont mon texte est le banal hypertexte. (Ca devrait pas vous être trop difficiles, y'a des vers entiers qui sont pompés ^^)

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par personne » 30 sept. 2012, 16:18

Donc c'est mon interprétation qui me joue des tours. J'ai cru que la cave était une métaphore pour la tombe. Autant pour moi.

Et j'ai trouvé le poème ! Je laisse les autres chercher, seulement je dois avouer que cela ne me surprend pas de toi. Toujours aussi dada.
Au passage, j'ai aussi parsemé quelques références. L'une au moins ne t'aura pas échappé, Yelti. L'autre est tirée d'une citation de Baudelaire. Et si quelqu'un trouve la troisième, inspirée de Giono, je relance à vingt barres de toblerone (pour dire à quel point la référence n'est pas évidente).
J'aime être la bonne personne au mauvais endroit et la mauvaise personne au bon endroit.

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Message par Yelti » 30 sept. 2012, 19:25

Voici ton dû : [img]on%20a%20bien%20rigolu[/img]
Je savais que c'est toi qui l'aurais, une intuition, comme ça...
Modifié en dernier par Yelti le 30 sept. 2012, 23:47, modifié 1 fois.

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Message par Battologio » 30 sept. 2012, 19:47

Chais pas, fallait bien mettre kèkchose. Quand tu lanceras un concours tu aura le droit de mettre des titres idiots comme tu veux.

Mon vote et mes analyses balancent, le point sous peu.
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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par RedSean » 30 sept. 2012, 19:48

Tout d'abord merci pour ces quelques remarques qui ne sont pas si négatives que ça, n'étant pas khâgneux pour un sous et n'ayant pas de bagage littéraire sérieux je suis flatté d'avoir reçu si peu, ayant donné encore moins.
Je salue les poèmes travaillés, respirant la technique et pleins d'effets. J'admire la facilité déconcertante du Capitaine (je t'en supplie dis-moi que tu as jeté l'encre en quelques minutes seulement).
J'aurai voté pour lui hier ou le ferai demain mais aujourd'hui je récompense celui qui m'a simplement fait rire. L'impertinent Aragathis.

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par Aragathis » 30 sept. 2012, 20:29

Je comprends mal pourquoi on attribue un titre à un travail qui en a déjà un. En majuscules, en plus.
En revanche je comprends pourquoi RedSean a voté pour moi : personnellement, j'aurais aussi voté pour le clown en 81.
Ainsi parlait Aragathis.

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par personne » 30 sept. 2012, 22:20

Hey ! cachez-moi cette chemise que je ne saurai voir. Non mais. Même si la blague est hilarante.
J'aime être la bonne personne au mauvais endroit et la mauvaise personne au bon endroit.

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Message par Yelti » 30 sept. 2012, 22:31

Wo ça va, j'ai même eu besoin de flouter le visage...
apporter ta voix sur le poème de Tzara, sans tes phrases
formulation que je ne comprends pas plus que le truc du machin et de l’emblème.. fallait quand même que je fasse un peu de boulot pour pouvoir signer le tout.. plus concrètement, tu as aimé quand j'ai remplacé des mots par leurs contraires et tu penses que je n'aurais pas dû aller plus loin ?

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par personne » 30 sept. 2012, 23:01

Yelti a écrit :Wo ça va, j'ai même eu besoin de flouter le visage...
Ouep. M'enfin, ça me fait chier de jouer les rabat-joie, surtout quand c'est drôle, mais je pense que ceci devrait rester dans les limites du chat.
J'aime être la bonne personne au mauvais endroit et la mauvaise personne au bon endroit.

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Re: Concours de poésie à thème n°3 - Oeuvres et critiques

Message par personne » 30 sept. 2012, 23:47

ça j'assume. Mais cette pub pour un "noir puissant", moi qui ai voté Marine aux deux tours, c'est intolérable !
J'aime être la bonne personne au mauvais endroit et la mauvaise personne au bon endroit.

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