Défi médiéval

Les jeux et concours pour se détendre entre nous...

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Aragathis
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Re: Défi médiéval

Message par Aragathis » 03 oct. 2009, 23:45

Normal, il est bloqué par les chevilles...

Ok je me :arrow: .
Ainsi parlait Aragathis.

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Battologio
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Re: Défi médiéval

Message par Battologio » 03 oct. 2009, 23:48

Ok ok je suis un peu lent à la détente ce soir...
"Le savoir, n'est-ce pas, est un bien précieux. Trop précieux pour ne pas être partagé !" (Battologio d'Epanalepse, VII, 14, 5)

Agnès
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Re: Défi médiéval

Message par Agnès » 05 oct. 2009, 18:02

c'est malin, maintenant j'oserai jamais mettre mes propres productions!! j'aurais trop honte!!^^ mais j'ai trouvé des professeurs, et surtout des critiques un peu plus sévères que mes parents (malgré tout l'amour que je leur porte!^^), alors allons-y!!

Je ne ris plus. Mais qui pourra vous dire
De quel chagrin vous êtes la raison?
Hélas! pour moi. Car il me faut subir
Sans autre joie que de pouvoir vous lire
Le quotidien si noir de la saison.

J'avais jadis fermement espéré,
Négligeant tous les tourments de la vie,
Pouvoir toujours conserver ma gaieté.
Voilà pourtant mon bonheur envolé
Quand m'est de vous ôtée la compagnie...

Vous m'êtes cher, et cet aveu me coûte.
Car j'ai ailleurs juré fidélité
Et le Seigneur, je n'en ai aucun doute,
A bien voulu éloigner votre route
De mes défauts. Bénie soit sa Bonté!

Nous le savons, bien vite vais guérir,
mais dans l'instant votre absence est supplice.
Point ne pourrai trop longtemps le souffrir,
Car du moment où je vous vis partir,
Point n'ai goûté de la vie les délices.


Voilà. Pour la forme, j'ai eu beaucoup de mal à me rentrer le rythme dans l'oreille, parfois des alexandrins entiers me venaient, mais pas un décasyllabe...^^ donc j'ai un peu galéré mais bon...
Pour le fond, même si ça peut paraître une peu poème de fille (en même temps, ce week-end je me suis regardé Orgueil et Préjugés, alors...^^) ce n'est pas anachronique^^

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Re: Défi médiéval

Message par Battologio » 06 oct. 2009, 14:50

La je n'ai pas le temps mais je m'y met dès que possible !
"Le savoir, n'est-ce pas, est un bien précieux. Trop précieux pour ne pas être partagé !" (Battologio d'Epanalepse, VII, 14, 5)

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Re: Défi médiéval

Message par Battologio » 07 oct. 2009, 23:22

Comme promis, je continue notre épique combat, dont je redonne le début au passage. Je crois que c'est à ton tour...

La brume encor étreint les cœurs transis,
Les membres froids reviennent à la vie
La nuit s'en va, mais comme à contrecœur
Chacun se tait, muré dedans sa peur
Dans sa prière ou sa résignation.
Sur les écus, on fourbit les blasons
De ces soldats, qui, plongés dans la guerre,
Ne seront plus, levant haut leurs bannières,
Homme ou garçon. Ils seront les héros
D'un roi lointain, d'une terre ou d'un mot.

Tendez l'oreille : un bruissement s'étend.
À quinze arpents le murmure s'entend.
Le long du camp, il voyage, il serpente.
Qui fait ainsi porter son cri ? L'attente.
Des pieds aux chefs, tout l'essaim est paré.
Les mots sont dits, l'hallali déclaré.
La masse vibre, et vrombit et frétille.
Un simple mot, un geste, et la castille
Devient réelle. On se tient à l'affût :
Le jeu est clos - si pourtant il en fut.

Et puis ce son déchirant l’air glacé
Ce hurlement de dragon courroucé
Brise le flot de craintes et d’espoir
C’est le tocsin vibrant dans l’air du soir.
Le jour s’achève et le combat commence
Et le soleil reflété sur les lances,
Sur les armures et les lames des glaives
Jette un éclat, sanglant, comme en un rêve
Nimbant le sol en sinistre présage
Le jour s’achève au son des cris de rage.
"Le savoir, n'est-ce pas, est un bien précieux. Trop précieux pour ne pas être partagé !" (Battologio d'Epanalepse, VII, 14, 5)

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Re: Défi médiéval

Message par Aragathis » 08 oct. 2009, 18:28

Magnifique, cette envolée. Que dis-je ? Épique ! Superbe et terrible !
Ainsi parlait Aragathis.

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Re: Défi médiéval

Message par Battologio » 08 oct. 2009, 19:05

Merci, merci ! Si tu veux lui donner une suite, n'hésite pas ! Plus on est de fous, moins y a de riz...
"Le savoir, n'est-ce pas, est un bien précieux. Trop précieux pour ne pas être partagé !" (Battologio d'Epanalepse, VII, 14, 5)

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Re: Défi médiéval

Message par Yelti » 08 oct. 2009, 22:49

Dans le soir noir, il pleut des pertuisanes,
L'eau du malin blêmit les bras faits nus
Des cœurs vaillants qui ne sont plus que mânes.
Les glaives longs plongent dans les sols eus,
Et font des croix où resouffre Jésus.

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Re: Défi médiéval

Message par Battologio » 09 oct. 2009, 23:14

Pas mal ! Vous voyez que c'est un bon truc le style médiéval. Si on est plusieurs à s'y mettre on peut faire une épopée gigantesque de quelques centaines de vers, hé hé hé... A qui le tour ? (je passe, trop crevé)
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Re: Défi médiéval

Message par Yelti » 28 janv. 2010, 20:15

Dame Hylda. Le nom dur de sa dame
Sonne vibrant dans sa tête, et son âme,
Monte en son âme, il monte dans son cœur,
Puis dans sa gorge, et lui hurle aux étoiles
Où on l'attend. Il est là sans rancœur,
Priant pour ceux, les heureux !, qui sans peur
Meurent sans pleurs, qu'il faudra qu'on entoile
En pompe et pleurs - nobles pleurs sous les voiles !

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Re: Défi médiéval

Message par Yelti » 30 janv. 2010, 15:02

Battologio a écrit :Si on est plusieurs à s'y mettre on peut faire une épopée gigantesque de quelques centaines de vers, hé hé hé...
Si on veut vraiment le faire, va falloir être plus régulier. Battologio, Captain ? Prêt à partir au combat ?

Je reconstitue et poursuis encore un peu :

La brume encor étreint les cœurs transis,
Les membres froids reviennent à la vie
La nuit s'en va, mais comme à contrecœur
Chacun se tait, muré dedans sa peur
Dans sa prière ou sa résignation.
Sur les écus, on fourbit les blasons
De ces soldats, qui, plongés dans la guerre,
Ne seront plus, levant haut leurs bannières,
Homme ou garçon. Ils seront les héros
D'un roi lointain, d'une terre ou d'un mot.

Tendez l'oreille : un bruissement s'étend.
À quinze arpents le murmure s'entend.
Le long du camp, il voyage, il serpente.
Qui fait ainsi porter son cri ? L'attente.
Des pieds aux chefs, tout l'essaim est paré.
Les mots sont dits, l'hallali déclaré.
La masse vibre, et vrombit et frétille.
Un simple mot, un geste, et la castille
Devient réelle. On se tient à l'affût :
Le jeu est clos - si pourtant il en fut.

Et puis ce son déchirant l’air glacé
Ce hurlement de dragon courroucé
Brise le flot de craintes et d’espoir
C’est le tocsin vibrant dans l’air du soir.
Le jour s’achève et le combat commence
Et le soleil reflété sur les lances,
Sur les armures et les lames des glaives
Jette un éclat, sanglant, comme en un rêve
Nimbant le sol en sinistre présage
Le jour s’achève au son des cris de rage.

Dans le soir noir, il pleut des pertuisanes,
L'eau du malin blêmit les bras faits nus
Des cœurs vaillants qui ne sont plus que mânes.
Les glaives longs plongent dans les sols eus,
Et font des croix où resouffre Jésus.

Le pieux silence, où se brisent les râles,
Appelle à lui la nue aux blancs reflets.
La nuit a tu les macabres ballets
Qui font siffler le fer et les os pâles.
La Lune va, saluant les varlets.

Et tout au long de la nuit l'hommage
Se poursuit : un halo aux très preux,
Une ocre moire aux valets valeureux,
Une marbrure aux mutins de l'orage.
Et se conclut d'un éclat vigoureux.

L'immortel feu, levé, leur baille, honnête,
Un peu de chaud dans leur froid tout roidi.
Bref, le soleil disait déjà midi,
Quand, d'un coup sec, se dressant, une tête
Apparaît là, dans ce monde alourdi.

Tout craquelant, et l'instant se délie,
Qu'alors un point de soufre le frappait.
Quoi ordonnant ses membres, les drapait,
L'homme s'extrait de la lourde aurélie,
Flasque et nauséabonde, à son odeur.
Rompu aussi par des mots de douleur,
Le paysage, l'homme sans repère,
Titube et tombe, percutant les corps,
Les cris, éteints, les yeux, et les remords.
Et le cosmos que rien ne désespère.

Dame Hylda. Le nom dur de sa dame
Sonne vibrant dans sa tête, et son âme,
Monte en son âme, il monte dans son cœur,
Puis dans sa gorge, et lui hurle aux étoiles
Où on l'attend. Il est là sans rancœur,
Priant pour ceux, les heureux !, qui sans peur
Meurent sans pleurs, qu'il faudra qu'on entoile
En pompe et pleurs - nobles pleurs sous les voiles !

Lui, Godefroy, se relève alors, droit,
Couvert de boue mais noble comme un roi,
Il est debout, il est champion, encore.
Il est champion, et champion en mission,
Il croit l'ouïr, Hylda,... et Léonore
Dont le champion, l'ami Henry, le bon
Fut le héros de la bataille d'hier.
Il se souviens. La mission, les deux dames,
Le Seigneur Fol, les troupes d'Outremer,
Le but manqué du combat : tuer l'Infâme.

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